Critique - Samurai Champloo — Camélia Studio

Critique – Samurai Champloo

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Bonjour tout le monde !

Que diriez-vous aujourd’hui, d’essayer d’appréhender l’un des plus gros génies de la japanimation ? Oui ? Alors entrons dans le monde de Samurai Champloo, entre chanbara et hip-hop, retrouverons-nous la trace du samurai au tournesol ?


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Format : 26 épisodes de 24 minutes

Diffusion : du 21 mai 2004 au 19 mars 2005

Studio : Manglobe

Genres : Action, Comédie, Drame

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Le spectateur sera propulsé aux cotés de Mugen, Jin & Fuu. Le premier, un samurai au style qui lui est propre est plutôt atypique, tandis que le second adopte un style de sabre plus traditionnel. Opposés également par leur caractère, l’un très impulsif, cherchant éperdument un adversaire à la grandeur de ses qualités de maniement du sabre, l’autre beaucoup plus calme et réfléchi.

Malgré ces différences et leur rencontre mouvementée (il se battent dans une auberge), ces deux-là finiront par marcher l’un à coté de l’autre, grâce à Fuu, une jeune fille qui recherche un « samurai qui sent comme les tournesols » et, qui arrivera à enrôler ces deux braves dans son périple.

Nous avons donc un triptyque relativement conventionnel, deux combattants qui semblent ne rien avoir en commun, avec une jeune femme au caractère bien trempé. Cependant, cette apparente simplicité cache des personnages bien plus profonds, qui se révèleront au fur et à mesure de l’épopée.

Cette épopée, d’ailleurs, est un véritable chemin spirituel, sur la recherche de soi. Nos héros, dans l’adversité, apprendront à se connaître mutuellement, mais aussi et même surtout, à discerner qui ils sont, au fond d’eux. C’est là, la véritable force du scénario de Samurai Champloo. Une ode à la vie contée avec justesse, dans la complexité des sentiments traités.

Et comme une histoire ne serait rien sans l’ambiance qui l’enlace, abordons cette dernière qui arrive, avec brio, à nous immerger dans l’aventure. Comme dit dans l’introduction, on voyage entre chanbara, un genre cinématographique japonais, mettant en scène des batailles de sabre et, hip-hop. Son réalisateur Shin’ichirō Watanabe, dans une interview accordée à notre ami Gaeko, nous dit d’ailleurs :

Dès le départ, je trouve plus divertissant d’avoir plusieurs genres qui s’entrecroisent au lieu d’un seul. Mon challenge est donc d’arriver à mixer des genres et faire que ça marche. Personnellement, je pense que le mix que j’ai le mieux réussi est Samurai Champloo qui était un mélange de hip-hop et de films de chanbara.

On peut dire qu’il voit juste ! Ce mélange, savamment dosé, nous transporte dans un univers bien particulier, que vous ne pourrez admirer qu’ici.


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Même si le réalisateur place l’histoire devant tout, ce dernier n’oublie pas non plus l’importance du visuel de la série. Ici, le studio Manglobe a réalisé un travail vraiment excellent. La série a beau avoir plus de 10 ans maintenant, je vous assure qu’elle n’a pas pris une ride. Les décors sont particulièrement bien détaillés, le trait des personnages juste et, l’animation, notamment lors de scènes de combats, est à la fois fluide et dynamique. Un vrai régal pour nos pupilles.

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L’esthétique générale de la licence contribue pour beaucoup à son charme. Celle-ci  a été pensée avec ingéniosité et réalisée avec talent. C’est là, un élément indissociable du reste, qui participe, non seulement à l’ambiance qui s’en dégage (en parfaite harmonie avec la B.O., mais j’y reviendrai plus tard), mais aussi à la réussite du récit en lui-même.

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Je vous laisse apprécier cela, avec quelques captures d’écran, qui ne sont qu’une infime partie du graphisme et, qui n’en rendent pas compte à sa juste valeur.


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Soyons franc, la bande originale est un orgasme auditif. Il faut dire que la collaboration avec de grands artistes aide beaucoup. La B.O. a été en partie composée par Fat Jon, un compositeur américain de hip-hop, FORCE OF NATURE, duo (KZA & DJ Kent) de DJ d’électro japonaise, Nujabes (Jun Seba), DJ et producteur de hip-hop japonais, mélangeant également beaucoup de jazz à ses morceaux, il est malheureusement décédé en 2010 à l’âge de 36 ans et, Tsutchie (Shinji Tsuchida) également producteur et DJ sur la scène hip-hop japonaise.

Le thème est particulièrement planant, étonnamment doux et mélancolique à la fois. Cela nous emporte totalement dans le monde qui nous est dépeint.

Écouter la B.O. sur OSTream

Si vous voulez aller un peu plus loin, je vous invite à découvrir ce morceau « Sensei Okinawan Summer », un sampling de morceaux de la B.O. de l’anime, composé par PandRezz.


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Un générique d’ouverture, pour quatre génériques de fin. Ceux-ci sont un bel aperçu de ce qu’est la série et de ce qu’elle va vous offrir. Tous les éléments sont présents, de l’ambiance chanbara à la B.O. hip-hop.

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Voir le quatrième ici et le cinquième (qui spoil la fin de la série) par là.


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Une série vraiment superbe, d’une époque où l’on savait faire des œuvres sachant rimer avec génie. Ce modeste article ne peut rendre tout ce qui compose l’attrait de la licence, j’espère malgré tout que j’aurais réussi à convaincre celles & ceux ne l’ayant pas visionné, d’y jeter au moins un coup d’œil. C’est un melting-pot de saveurs, allant du chanbara, au hip-hop, lui-même empruntant à l’électro et au jazz.

C’est une belle aventure, des combats rayonnants mais aussi du drame, sans vous spoiler, la fin est vraiment poignante.

À propos de l'auteur

Esenjin ⚜ San[gigi]

Salut ! Moi c'est Gigi pour les intimes, rédacteur en chef du site. Passionné de culture et d'art depuis bien des années, pour ne pas dire toujours, j'espère que vous prendrez du plaisir à découvrir ou redécouvrir des choses par ici ! Attention « Mon langage est composé de 97 kg de méchanceté. »

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