Ère des Cristaux

Tout ce que vous n’avez jamais voulu savoir sur l’Ère des Cristaux

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Contribution de Lololeboiteux sorti tout droit de son Antre.

Si l’année 2017 fut à nouveau riche en titres de qualité au niveau de l’animation japonaise, peu nombreux seront les titres à avoir autant fait parler que l’adaptation de l’Ère des Cristaux de la mangaka Haruko Ichikawa, titre d’ailleurs ardemment défendu en tant que manga par les camarades de Nostroblog, un peu en vain dans un premier temps avant que le travail du studio Orange ne vienne leur apporter une aide salutaire grâce à son accessibilité et ses qualités visuelles et sonores.

Si le titre est rempli d’influences diverses et documentées avec un certain soin comme par exemple son influence du bouddhisme qu’expliquait fort bien Bobo dans son article, il n’en est pas moins aussi bien documenté et fouillé dans sa partie scientifique recoupant minéralogie et cristallographie. C’est donc de cet aspect dont je vais parler ici. Même si je n’étais pas spécialement convaincu qu’il puisse intéresser les gens, certains d’entre vous m’ont révélé leur curiosité lors d’une discussion à ce sujet. Excusez-moi d’avance pour certains gros raccourcis qui pourraient en choquer certains dans la mesure où je compte rester très général pour une meilleure accessibilité.

Propriétés Générales

Les Cristaux

Un premier point qu’il va me falloir discuter avant tout tient au titre lui-même qui subit une évolution un peu étrange dans sa traduction à mes yeux de néophyte en la matière. Nous avons donc trois titres : le japonais original, l’anglais et le français.

  • Houseki no Kuni qui donne de façon approximative, « Kuni » (国) qui se traduit par pays et « Houseki » (宝石) par gemme. On a donc littéralement : Le Pays des Gemmes ou La Contrée des Gemmes.
  • Land of Lustrous qui donnerait donc plutôt un truc du genre : Le pays des brillants, La Terre des chatoyants
  • L’Ère des Cristaux…

Si le titre anglais est donc au final très proche du titre original, le titre français est lui assez troublant (bien qu’il soit assez classe je ne le nie pas). En effet ici on parle d’Ère et non de pays ou de contrée : on est sur une dimension temporelle au lieu d’une dimension spatiale ce qui est potentiellement très différent.
En japonais on parle de gemme, soit une matière souvent minérale, parfois organique formant des cristaux (souvent unique) possédant des propriétés notamment de couleur qui les destinent principalement à l’ornement et la joaillerie sous leur forme naturelle. Les gemmes se regroupent en trois grandes catégories : les pierres précieuses (rubis, saphir, diamant, …), les pierres fines (améthyste, lapis-lazuli, opale, …) et les pierres organiques (ambre, nacre, corail, …).
En français on se retrouve avec cristaux, or le mot cristal est déjà en soit un homonyme avec d’un côté le cristal d’un point de vue structurel dont il est question ici, mais aussi de la matière appelée couramment cristal qui désigne un verre riche en plomb utilisé pour la vaisselle de prestige et qui n’est d’un point de vue physique pas un cristal mais bel et bien un verre donc un amorphe.

Si on revient sur le sens structurel de cristal, il désigne donc de façon très large le fait que certains matériaux solides agencent les atomes les composant selon un empilement régulier et périodique ce qui est donc le cas des gemmes précitées, mais aussi par exemple de la grande majorité des métaux du quotidien ainsi que le sel, le sucre, la neige et certains plastiques… Le mot est donc beaucoup plus général que le mot gemme initial.

Voici quelques exemples visuels de structures cristallines à l’échelle atomique. A l’opposé les structures amorphes comme les verres ou la plupart des plastiques voient leurs atomes mélangés de façon désordonnée ce qui peut changer drastiquement les propriétés des matériaux malgré une composition chimique identique. Ces structures sont mesurables par diverses techniques comme la diffraction des rayons X ou des électrons mais aussi directement observables par microscopie électronique à transmission ou par microscopie ionique à effet de champ.

Microscopie électronique à transmission sur une surface plane de Silicium / Microscopie ionique sur une surface sphérique d’or (chaque point est un atome du cristal)

Il existe un grand nombre de structures cristallographiques différentes possibles bien que certaines soient plus fréquentes que d’autres à l’état naturel. Pour une espèce monoatomique, il existe déjà 14 agencements théoriques possibles pour un cristal, et ça augmente encore beaucoup lorsqu’on commence à prendre en compte plusieurs espèces et les variations possibles. Pour ne rien arranger certains matériaux peuvent prendre des structures diverses en fonction des conditions de pression et de température, Rutile par exemple n’est qu’une des trois formes possibles de l’oxyde de Titane et ne parlons pas des multiples formes du carbone.


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