Parfum – Eau de petite sirène

by on 20 avril 2013

Yohohohooo !

Bien le bonjour (ou le bonsoir, c’est selon) mes p’tites Loutres ! Ces derniers mois je n’ai que peu agrémenté l’artbook, pourtant, j’ai réalisé pas mal de choses plus ou moins sympathique pendant l’année scolaire. Pour le premier semestre, vous avez principalement eu droit à des photographies argentiques, pour le second semestre, ce sera principalement de la gravure ! Je verrais plus tard si je publie également quelques peintures/dessins.

Alors, alors. La gravure, comme son nom l’indique, consiste à graver (sisi j’vous jure !), une plaque, généralement de cuivre, de linoléum ou de bois. À l’aide de divers outils (gouges, pointes, berceaux, ect …). On peut également traiter la plaque (grain, eau forte, ect …) afin d’obtenir ce que l’on souhaite. Bien entendu, ces techniques sont très conventionnelles et, si on le souhaite, on peut travailler une plaque de verre avec un cailloux.

Pour ma part, j’ai tester ici un matériaux que je ne connaissais pas, le rhénalon. C’est un espèce de plastique transparent, j’avoue avoir été très sceptique au début quand à la qualité de ce produit. Il c’est finalement avéré pas si mal, même s’il ne tient pas super bien. Disons qu’au bout d’une dizaine d’impressions la qualité n’est vraiment plus trop là.

Il a d’abord fallu choisir une œuvre à représenter. J’ai choisi un flacon de parfum, L’Or, trouvé sur une page de publicité un magazine d’art posé sur la table.

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Voici un aperçu de la plaque donc. Tous le tour a été bercé (au berceau, dingue non ?). C’est un outil avec plein de petites dents qui permet de grainer plus ou moins bien la plaque afin d’obtenir un noir, plus ou moins beau. Le reste a été fait à la pointe.

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Suite à cela, il faut encrer la plaque. Encres d’imprimeries, très grasses, c’est presque de la pâte. La FAC en avait un genre de substitue, censé se nettoyer à l’eau (ahah !). Une fois la plaque encrée, on l’essuie à l’aide d’une tarlatane. Au moins 3 à 5 passages, en allant à chaque fois avec une tarlatane plus propre afin d’obtenir un bon résultat (la tarlatane est un tissu). On pose ensuite sa plaque, puis son papier, au préalable humidifié par dessus (ou inversement, le papier puis la plaque par dessus). Je préfère personnellement cette deuxième méthode qui permet de mieux centrer la plaque sur la feuille. Pour le papier, il en faut du bon, il y en a des spéciaux pour, sinon prévoyez au moins un Canson de 320g/m.

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Il a fallu ensuite détourner cette œuvre. J’ai choisis de trancher avec le côté précieux du parfum. J’y est donc mis une petite sirène dedans, ou plutôt son squelette, tant qu’à faire dans une pose théâtrale à souhait. Mignon n’est-ce pas ?

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Ensuite la même chose, on encre, on essuie et, on passe le tout sous la presse.

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Je ne suis pas particulièrement convaincu du résultat final. J’aurais du faire en premier lieu l’impression de la sirène, puis, par dessus du flacon, afin que celui-ci apparaisse bien au premier plan. La sirène fait trop posée sur le flacon et casse l’idée de base de la mettre dedans.

Il aurait fallu refaire des tirages, mais j’ai été pris par le temps. La gravure c’est vraiment long. Pour vous donner une idée, pour ceci, toutes étapes confondu, il doit bien y en avoir pour 40h de travail. Dans le détail ça donnerai environ 15h de berceau, 5h pour le reste à la pointe, 8h d’impression (environ 10min encrage, 15min essuyage par plaque, 5min passage sous presse + nettoyage des mains), 6h pour travailler la seconde plaque et, 6h pour les impressions.

Bref expérience bien sympathique. La gravure c’est cool, par contre vous en ressortez bien dégueulasse. Il est conseillé d’avoir du white-spirit ou du jus de citron pour se nettoyer.

Sur ce, à la prochaine ! Et n’hésitez pas à faire par de vos remarques, suggestions, impressions, critiques en tous genre en commentaire !