Black Mirror — Camélia Studio

Black Mirror

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Si ça ne tenait qu’à moi, je préfère vous dire que je n’aurais probablement pas écrit un article aussi long qu’il le sera probablement. En effet, à mon sens, Black Mirror est une série qui se vit, mais qui ne se décrit pas. En gros, si vous me faite confiance, allez visionner les six épisodes que comportent les deux saisons réunies de cette série, prenez votre gifle et revenez m’en parler. Pour ceux qui ne m’accordent pas cette confiance, bah vous êtes vraiment stupides. Mais comme je n’ai pas le droit de vous insulter et que j’ai la responsabilité d’écrire un article, je vais quand même vous en parler. Mais je vous assure que faire confiance à des inconnus peut vous rapporter beaucoup dans la vie. Enfin bref, je me serais arrêté là, mais si je veux être publié, il faut que je continue…

Comme vos cerveaux restreints auront pu le deviner, Black Mirror est le nom d’une série. Mais contrairement à d’autres séries qu’on a l’habitude de regarder, elle est de type « anthologie ». Une série télévisée anthologique est une série où les épisodes ne sont liés que par le thème qu’ils abordent. En gros, dans Black Mirror, le scénario ne se suit pas au fils des épisodes et le casting n’est jamais le même. En revanche, le concept autour duquel gravite la série reste durant les six épisodes que compte la série anthologique.

Pour définir plus précisément ce qu’est Black Mirror, j’aimerai vous parler un peu de la création de cette série. D’origine britannique, la série a été créée par un homme dénommé Charlie Brooker. Journaliste et animateur de télévision, il est un habitué des plateaux télés. En effet, il présente un lot conséquent d’émissions et écrit pour des journaux réputés comme « The Guardian ». Mais le trait qui va vous intéresser le plus dans ce personnage est surtout le fait que Charlie soit un grand satiriste. Il a, entre autres, avant de créer en 2011 Black Mirror, mis en scène et présenté une émission nommée « How TV Ruined Your Life », littéralement « Comment la TV a ruiné votre vie ». Un peu paradoxal pour une émission que l’on regarde à la télévision, vous ne trouvez pas ?

Bref, revenons à Black Mirror. Conceptuellement, Brooker a souhaité, en créant cette série, critiquer notre mode de vie. L’intelligence de son concept n’est pas tant dans le fait de critiquer notre mode de vie actuel, mais justement d’imaginer comment le monde pourrait devenir si le peuple se laissait envahir par la technologie. Si vous avez un peu de jugeote (mais bon, comme vous lisez ces lignes, c’est que vous ne m’avez pas fait confiance, donc vous êtes nuls, donc vous n’avez pas de jugeote), le nom de la série, que l’on traduira par « Écran Noir » fait référence à nos outils connectés de tous les jours comme nos tablettes ou nos smartphones auxquels, il faut l’avouer, notre société est « addict ». En considérant nos « outils » comme des drogues, Brooker va ainsi imaginer ce que la vie d’hommes ordinaires pourrait devenir dans le futur. Vous pensez que ce mec est fou ? Attendez de voir la précision de sa pensée.

Comme vous avez pu le remarquer, je tourne un peu autour du pot sans vraiment vous parler de la série en elle-même. Déjà, comme je l’ai dit au tout début de cet article, c’est vraiment dur de parler d’une série qui vous met des gifles toutes les dix minutes. Black Mirror est une série qui vous mettra mal à l’aise, mais dont la justesse de ses prévisions vous fascinera assez pour vous forcer à continuer. Elle vous fera reconsidérer la manière dont notre société évolue et le petit homme attaché à son smartphone, dépendant de son ordinateur et passionné par le numérique que je suis a de bonnes raisons d’avoir peur en voyant ça. Alors, vous les idiots qui lisez toujours ces lignes, n’imaginez pas Black Mirror comme une série post-apocalyptique à la District 9, où les hommes sont contrôlés par des machines.

D’un ; ça n’a rien à voir et de deux : c’est beaucoup plus subtil. Mais, en fait, le mieux est que je vous dévoile le scénario d’un des épisodes. Un de ceux-ci nous propulse dans une époque proche de la nôtre où les riches personnes ont toutes ce qu’elles appellent un « Grain » (Non, pas le grain que vous, vous avez au cerveau, eux c’est un objet, nous c’est juste pour dire que vous êtes stupides). Ce « Grain » est un dispositif implanté sous la peau derrière l’oreille de l’homme relié à l’œil de celui-ci. Cet appareil enregistre en continu tout ce que vous voyez, mais il fais bien d’autres choses. En effet, grâce à une sorte de télécommande, l’homme équipé de son « Grain » est capable de revisionner tout ce qu’il a vu précédemment, mais surtout de zoomer à des endroits précis, de faire « pause » et même de déchiffrer ce que chuchotait un passant à un autre dans la rue après les avoir croisés. Ce dispositif, digne d’un livre de sciences fictions, vous paraît peut-être totalement déconnecté de la réalité et inimaginable pour nous, à notre époque ? Et bien, je sui fier de vous annoncer que l’on s’en approche déjà depuis au moins trois ans avec les Google Glass, bref…

Donc, dans cet épisode, on suivra la vie d’un jeune homme marié qui va ainsi espionner les conversations de sa femme et en se basant uniquement sur des preuves qui lui auraient totalement échappées s’il n’avait pas eu son « Grain », va ruiner son couple.

Si ce descriptif n’a pas fini de vous convaincre, je ne peux plus rien pour vous. Du coup, je vais conclure. Black Mirror est un chef d’œuvre écrit par un foutu visionnaire. Je dis visionnaire parce que tout ce que Brooker a imaginé dans cette série est d’une crédibilité sans pareille dans l’histoire de l’anticipation du futur. Notre monde peut déraper d’un instant à l’autre et c’est un fait qui n’a pas échappé à notre scénariste. Bref, Black Mirror, c’est de la bonne et malgré que tu sois probablement un bel idiot pour être arrivé jusqu’ici, je t’invite à me dire ce que tu as pensé de cette série en me tweetant. Moi, c’est @gunxblast et désolé aux correcteurs qui se seront vus insultés pendant la lecture de cet article.


Cet article est une republication d’un article paru dans l’édition reliée n° 5 de Mag’zine, que vous pouvez toujours aller lire ici.

N.B. : La série est actuellement disponible sur Netflix, avec 5 saisons.

À propos de l'auteur

Flemmard, paresseux, procrastinateur hors pair. je fais toujours les choses au dernier moment.

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