Rose Hip Zero

Rose Hip Zero

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Après Rose Hip Rose qui vous a été présenté par Gunxblast, voici Rose Hip Zero, et, ainsi, vous saurez tout ce qu’il y a à savoir, sur la licence Rose Hip.

Alors, il faut savoir que Zero n’est pas une suite de Rose, mais plutôt une histoire parallèle. Le manga a commencé sa publication en 2005 au Japon, après une prépublication dans le Weekly Shonen Magazine. En France, il est sorti en 2008 chez Pika Edition (catégorie Seinen). La série est finie en seulement 5 tomes et, provient toujours du génie Fujisawa Toru. Il est conseillé pour un lectorat de plus de 14 ans (il est d’ailleurs interdit à la vente aux mineurs, au Pays du Soleil Levant).

Je ne ferais qu’un bilan global de la série, en toute fin de l’article. Plutôt que de le présenter dans son ensemble, je vais au contraire vous le décrire petit à petit, tome, par tome. Vous pourrez donc choisir de tout vous divulgâcher, ou, feuilleter cet article au fur et à mesure de votre lecture.

Le premier tome

L’histoire commence dans un petit commissariat de la brigade des mineurs, où Kidô, un jeune inspecteur passe des interrogatoires, avec des méthodes… plutôt musclées. On apprend qu’il est un ex-membre d’élite (le meilleur), des brigades spéciales anti-terroristes (Section n°4), qu’il aurait quitté suite à la mort de sa sœur dans un attentat, dont il suivait les criminels, un an auparavant.

C’est alors que M. Hatta, son ancien supérieur, chef de la Section 4 vient lui rendre une petite visite. Non sans un certain intérêt derrière cela. Ce dernier lui fait part de récents agissements d’un groupe terroriste, qui a tué 32 hauts gradés, dont 30 qui se trouvaient sous escorte. Kidô refuse de réintégrer la section et, c’est là que Hatta lui montre un sacré argument… une photo de l’un des assaillants du dernier attentat, qui a une rose tatouée sur la main. Il fait partie d’Alice, le groupe terroriste qu’il suivait ayant tué sa sœur.

Après avoir finalement accepté de retourner au sein de la Section 4, il va vite voir qu’il n’est pas au bout de ses surprises. Son chef va lui présenter Asakura Kasumi, jolie jeune fille de 14 ans, qui devra désormais être… sa coéquipière ! Malgré les aptitudes hors normes dont elle fait preuve, Kidô est plus que sceptique d’avoir une « gamine » de 14 ans comme coéquipière, pour traquer du terroriste. Il finira malgré tout par l’accepter, force étant de constater ses compétences extraordinaires.

Celle-ci lui apprendra une chose qui va le laisser sans voix à propos d’Alice. Ce groupe terroriste ne serait composé que d’adolescents, comme elle, dont le cerveau a été lavé et, que leur chef Zero a drogués, afin de multiplier par plus de cinq la sensibilité de leurs sens.

Bien sûr, les surprises n’arrivent jamais seules ! Et c’est encore M. Hatta qui va lui en faire une… Asakura vivra désormais chez Kidô ! Le tome se finit sur la rencontre entre Kidô et deux membres d’Alice, dans une grande surface, dont ils s’échappent sans le moindre mal après une explosion.

Voilà donc en détail ce premier tome, vraiment bon, on est de suite pris en haleine par l’intrigue. Tout nous est présenté convenablement, aussi bien les personnages, le fil rouge de l’histoire, l’organisation Alice, bref, l’envie de lire le prochain tome est bien présente !

Le second tome

On continue sur cette belle lancée ! Kidô apprend par une amie, que des types louches cherchent beaucoup d’informations sur Asakura et, qu’ils viendraient du 2° Bureau des Investigations. Le sous-préfet de la police se souvient de Ein, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Asakura. Ein serait un cobaye des nazi (plus précisément, l’organisme Ahnenerbe), utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale, afin d’en faire une arme. Cette même personne aurait également tué 120 chercheurs dans un laboratoire clandestin, menant des expériences sur les humains (hybridation inter-espèces, alchimie, perception extra-sensorielle, etc.).

Le sous-préfet, en sachant de trop, voit son convoi, sous la protection d’Asakura & Kidô, se faire attaquer. Malgré les efforts d’Asakura pour arrêter Kai & Ayato (deux membres d’Alice), ces derniers vont réussir à s’enfuir avec celui qu’ils étaient venus prendre.

Ils l’emmènent dans un ancien hôpital abandonné. Elle décide de s’y rendre, afin de sauver ce dernier et, tenter de faire entendre raison à ces deux anciens camarades. Un combat acharné a alors lieu contre Hayato, mais, elle s’en sort. C’est après, lorsqu’elle arrive à le convaincre, une fois battu, que Kai apparait. Mais il utilise un Kimber à balles hydrachoc, extrêmement puissantes, elles peuvent détruire le béton.

Alors en très mauvaise posture, avec sa jambe coincée sous des décombres, Kai pointe son arme sur elle. S’étant enfui de l’hôpital où il avait été emmené, après l’accrochage, Kidô fait son apparition devant eux.

Ce tome-ci est vraiment bon également, l’action ne perd pas en intensité. D’autres mystères font leur apparition et, notamment Ein. Qui est-elle ? Que se cache-t-il derrière ce projet ? Qui manigance tout cela dans l’ombre ? Peut-être trouverez-vous quelques pièces du puzzle en lisant le volume trois !

Le troisième tome

Kai se retrouve totalement acculé et, dans un élan de désespoir, s’injecte une dose de « Rose Fever C17H25N », une drogue crée par Zero qui « exacerbe les sensations… l’énergie afflue dans le corps et fait disparaitre la douleur », afin de faire un monstre n’ayant que soif de sang de celui qui en prend. C’est dans cette mauvaise posture que les yeux de Kasumi deviennent bleus. Ce serait le « monstre » enfoui en elle qui se serait réveillé. Cette force lui permettra de venir à bout de Kai et, de lui faire entendre la raison à lui aussi.

Le préfet est donc sauvé mais… Zero entre en scène avec deux complices. Après avoir massacré froidement des dizaines de policiers et, très grièvement blessé Kidô, il arrivera à « réveiller » Asakura. Ses yeux vont alors devenir bleus émeraudes. Cela lui permettra de surpasser Zero, mais ce dernier réussira à s’enfuir par hélico malgré tout.

Peu après, les bâtiments du Ministère de la Défense et de la Préfecture de Police sont victimes d’un attentat. Deux années passent. Les « grosses têtes » qui ne sont pas mortes démissionnent et, se font remplacer. Le Ministère de la Défense et la Préfecture de Police sont donc sous le contrôle de nos conspirationnistes. La 4° Section, quant à elle, est démantelée.

C’est là-dessus que finit ce troisième ouvrage, ainsi que la première partie du manga. Haut en couleurs, il est un régal à lire. Nous avons même droit à un chapitre bonus à la fin. Il s’agit d’une histoire qui « a été publiée en mai 2005 dans le magazine Young Magazine Uppers sur la base d’une histoire de flingues et d’action. Le succès de cette histoire a donné naissance à Rose Hip Rose. »

Quatrième tome 

Nous retrouvons donc Kasumi deux ans après tous ces événements. Elle est lycéenne mais travaille pour la police avec Kidô. La 4° Section continue son travail dans l’ombre, dans le sous-sol d’un commissariat. Alors qu’elle est à son lycée, Kasumi entend des coups de feu. Un ancien élève a pris pour otage certains professeurs de l’établissement et menace de tous les descendre. Fort heureusement, avec l’aide de Kai, elle arrive à le neutraliser. Le plus gros problème, en revanche, c’est que cet adolescent a réussi à se procurer cette arme, avec une très grande facilité. Autre point à titiller, le fait que la crosse soit marquée d’une rose. Par ailleurs, ces armes sont de plus en plus nombreuses à circuler en ville. Il suffirait simplement de rentrer le nom de quelqu’un sur un site, afin de se faire livrer.

On va également apprendre juste après cela, qu’un gang du nom de Black Rose a littéralement écrasé les autres de la ville, avec une puissance de feu, digne d’une armée. Ce dernier serait sous la mainmise de Zero. Le gang cherche également à se débarrasser d’Asakura et Kai. Quatre des membres de ce groupe font irruption dans le commissariat où ils se trouvent. Sous « Rose Fever », ils parviennent avec une grande facilité, à rentrer et tuer un grand nombre du personnel. Kasumi ayant du mal à voir, suite à un coup pris sur la tête lors de sa précédente mission, réussira finalement à les arrêter, dans le noir, grâce à son instinct hors norme.

Dans ce volume-ci, on atterrit deux ans après le dernier attentat d’Alice. On a quelques pistes, sur des événements de grande envergure, que projetterait cette dernière. Toutefois, on est loin de réellement savoir la réelle ampleur de ce qui se trame.

Cinquième & dernier tome 

Après ce petit affrontement, nos héros retrouvent Kirito sur le toit du bâtiment voisin. Celui-ci leur révèle que le projet « Hamelin » a pour objectif de tuer 10.000 personnes, afin de réveiller la personnalité enfouie en Kasaumi.

Malgré leurs efforts, ils n’arriveront pas à stopper ce projet. La diffusion de l’orchestre d’Hamelin sur toutes les chaînes de télévision (piratées) va faire ressortir le côté tueur de toutes les personnes hypnotisées par Zero. Toutes les armes précédemment livrées, vont servir à ce massacre, dans toute la ville de Tokyo.

Cet énorme choc psychologique va réveiller la copie de Ein qui dormait en Asakura, ainsi que l’original. Cette vraie Ein a un pouvoir destructeur absolument hors-normes. Elle peut, grâce à sa simple pensée, détruire ce qui se trouve dans un large périmètre autour d’elle, ainsi que prendre le contrôle d’installations électriques. Elle s’en servira pour détourner plusieurs missiles d’un navire de guerre et, les enverra sur l’immeuble de la section anti-terroriste (qui s’était alliée à eux) et, dans le souterrain où est Kasumi, Ein ne souhaitant pas voir sa copie vivre. Elle s’enfuira donc avec Zero suite à cela.

Plusieurs mois passent, Kidô et Kai se remettent enfin sur pied, après leurs graves blessures qui les ont maintenus entre la vie et la mort un certain temps. Asakura n’est pas morte, mais a perdu toute sa mémoire. La vie va donc reprendre plus ou moins normalement pour eux, jusqu’à devoir « les affronter à nouveau ! ».

Il se passe des choses dans ce volume-ci, mais tout s’arrête bien trop brusquement. On ressent très fortement le besoin de finir vite la série, dû à son manque de popularité, auprès du public nippon. C’est bien dommage, cela aurait mérité un développement plus long.

La série 

Bon, après, cette série n’en reste pas moins très bonne hein, il n’y a pas à dire. Mais il est vrai que l’on ne peut se contenter de cela comme fin. On souhaite en apprendre plus sur les mystères autour d’Ein, de Zero. On souhaiterait également voir de quelle façon ces deux-là vont prendre le contrôle du monde, comme ils le laissent sous-entendre à la fin. En bref, c’est cool, mais il en faut bien plus pour nous rassasier complètement.

Les graphismes

Rien à redire sur ce point, vraiment excellent. Les personnages, tout comme les décors sont très fouillés. On s’immerge confortablement dans l’univers. Les scènes d’actions sont très nombreuses et réalisées avec brio. Les trames servent à bon escient. Il serait vache d’en dire du mal, tant les efforts pour une si petite série sont bons. Le coup de crayon de Tôru Fujisawa et de ses assistants vous en mettra plein les yeux, pour notre plus grand bonheur !

Si cet article vous a donné envie de lire Rose Hip Zero (et je l’espère sincèrement), vous pouvez le retrouver en France. Édité chez Pika Édition, au prix d’environ 6,95€, bien-sûr, je vous encourage également à vous procurer Rose Hip Rose.

Voilou, sur ce, je vous laisse, cette phrase n’a que peu d’intérêt, si ce n’est de me permettre d’atteindre les 2.000 mots à mon article, allez, encore quelques-uns… presque… et voilà j’y suis ! Bisoux.

Truc écouté pendant la rédaction de cette article : Rie Fu.


Cet article est une republication d’un article paru dans l’édition reliée n° 1 de Mag’zine, que vous pouvez toujours aller lire ici.

À propos de l'auteur

Esenjin

Salut ! Moi c'est Gigi pour les intimes, rédacteur en chef du site. Passionné de culture et d'art depuis bien des années, pour ne pas dire toujours, j'espère que vous prendrez du plaisir à découvrir ou redécouvrir des choses par ici ! Attention « Mon langage est composé de 97 kg de méchanceté. »

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