Snowpiercer, le Transperceneige

Aujourd’hui, je vais vous parler de l’un des derniers film que j’ai visionné, Snowpiercer. Il s’agit d’un long métrage de science-fiction de 126 minutes, sorti en 2013. Il est issu d’une co-réalisation américano-franco-sud-coréenne. Rien que cela, c’est beau. Il a pour titre original « 설국열차 », à la réalisation, nous avons Bong Joon-ho et Bong Joon-ho & Kelly Masterson au scénario. Niveau production, Moho Films, Opus Pictures & Stillking Film. Les détails techniques passés, entrons plus vivement dans le sujet.

Le synopsis

Pour faire court et simple, « en 2014, une tentative de géo-ingénierie contre le réchauffement climatique entraîne un cataclysme : une glaciation de toute la planète, détruisant la vie et exterminant presque toute l’humanité. En 2031, des passagers enfermés dans un train, forcé à rouler continuellement, sont les seuls survivants sur Terre. Les habitants des derniers wagons sont contraints de vivre dans la promiscuité et le rationnement. À l’opposé, les habitants des autres wagons vivent dans un environnement relativement luxueux. Le train est dirigé par Wilford, qui est à l’origine du train, et qui réside dans le premier wagon », ce qui va entraîner une révolte des passagers arrière.

Approfondissement de l’histoire

On a affaire à quelque chose de plutôt simple et classique de prime abord. Une quasi extinction de l’humanité, quelques survivants qui luttent plus ou moins difficilement pour rester en vie. Bien que ce fil rouge ne soit pas des plus originaux, il a le mérite d’être ici porté par une excellente réalisation.

Dans cette lutte entre statuts sociaux, on se rend bel et bien compte, que même dans l’adversité, l’humain reste humain. Constamment attaché à ses acquis, son statut, sa notoriété, cette nécessité de vivre dans la promiscuité d’un unique train n’y changera pas grand-chose et, sera peut-être même plus grave.

Il y a une critique très évidente de la société dans laquelle nous vivons, dans son fonctionnement et sa manière de penser. J’ai trouvé le film particulièrement juste là-dedans. J’ai souvent lu que cette histoire était stupide, elle est pourtant à mon sens ce qu’il peut y avoir de plus proche d’une hypothétique vérité, si cela arrivait demain.

Alors, certes, cela n’est pas neuf. Oui, on devine très aisément la suite d’événements du film, c’est certain, mais sa force réside ailleurs. Il arrive à ne pas ressembler à ses semblables, comme « le jour d’après » et à articuler des thèmes riches, comme l’éducation, la politique, la sauvegarde, etc. Cette intelligence lui permet de bien renouveler le genre, ainsi que de se distinguer fièrement du lot.

Réalisation

Voilà où il réussit encore plus, dans sa réalisation. Nous avons à faire à un huis-clos très bien mené et qui nous happe dès les premières minutes. Artistiquement très réussi, l’ambiance particulièrement oppressante de cette vie qui ne tient qu’à un fil (au sens propre comme au figuré), est encore renforcée et travaillée, avec ce train. Sur les deux heures du métrage, nous avions bien une heure cinquante-cinq qui se déroule dans ces wagons.

L’idée de ce huis-clos pour mettre en avant la fragilité des êtres m’a particulièrement plu. D’autant plus qu’elle est mise en place avec brio. En outre, réussir à nous faire tenir là-dedans, pendant deux heures, ce n’est pas rien. Cela demande des efforts considérables et une maîtrise de l’écriture, mais aussi et surtout un travail monstre de conception artistique. Faire un huis-clos est particulièrement compliqué, mais le défi est ici relevé.

Cette proximité avec les personnages et leur vie nous étouffe, même en tant que « simple » spectateur. Lorsque le générique de fin arrive, on ne peut crier qu’un « ouf ! C’est la fin ». Non pas car le film était inintéressant, non, mais parce que nous pouvons enfin sortir de ce tube de ferraille qu’est le train et respirer un bon coup.

Bande originale

Elle a été composée par Marco Beltrami et comporte vingt morceaux. Elle ne m’a pas marqué plus que cela, mais fait son travail très bien. Elle arrive à être suffisamment présente lorsqu’il le faut, sans pour autant effacer l’action en cours. Notons également que trois des titres ont été nommés au Festival international de la musique du cinéma de Ténériffe.

L’accueil

Il a fait plus de neuf millions d’entrées en Corée du Sud, presque trois millions et demi aux États-Unis et un peu plus de 670 mille dans notre Hexagone (mais se place toute de même cinquième du box-office la première semaine). Les critiques le voient généralement comme un film réussi, intelligent et « beau ». Il a également reçu plusieurs distinctions que voici :

  • Festival international du film d’Asie-Pacifique 2013 : meilleur directeur artistique pour Ongrej Nekvasil
  • Blue Dragon Film Awards 2013 : Meilleur réalisateur pour Bong Joon-ho / Meilleur directeur artistique pour Ondrej Nekvasil.
  • Grand Bell Awards 2013 : Meilleur directeur artistique pour Ondrej Nekwasil / Meilleur monteur pour Choi Min-yeong et Kim Chang-joo
  • Korean Association of Film Critics Awards 2013: Meilleur film / Meilleur réalisateur pour Bong Joon-ho / Meilleur directeur de la photographie pour Hong Kyung-pyo.
  • Baek Sang Art Awards 2014 : Meilleur réalisateur pour Bong Joon-ho
  • National Board of Review Awards 2014 : top 2014 des meilleurs films indépendants
  • Asian Film Awards 2014 : Meilleur film / Meilleur réalisateur pour Bong Joon-ho / Meilleur scénariste pour Bong Joon-ho et Kelly Masterson / Meilleur directeur artistique pour Ondrej Nekwasil / Meilleur son pour Anna Behlmer, Mark Holding, Taeyoung Choi et Terry Porter / Meilleurs effets visuels pour Eric Durst.

Pour conclure

Je ne peux que vous conseiller de voir au moins une fois ce film, il vaut le détour.

Article publié sous le pseudonyme Sangigi Fuchsia

Truc écouté pendant la rédaction de l’article : BEAT!BEAT!BEAT ! & Dartz.


Cet article est une republication d’un article paru dans l’édition reliée n° 10 de Mag’zine, que vous pouvez toujours aller le lire ici.

Une adaptation en série TV est sortie au Québec à partir de 2020, elle est diffusée en France sur TNT (et disponible sur Netflix). La 3ème saison a démarré le 22 janvier 2022 et une 4ème saison est déjà prévue.



Écrit par

Salut ! Moi c'est Gigi pour les intimes, rédacteur en chef du site. Passionné de culture et d'art depuis bien des années, pour ne pas dire toujours, j'espère que vous prendrez du plaisir à découvrir ou redécouvrir des choses par ici ! Attention « Mon langage est composé de 97 kg de méchanceté. »

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