South Park : The Stick of Truth — Camélia Studio

South Park : The Stick of Truth

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Salut à tous, on se retrouve aujourd’hui pour un article sur South Park : The Stick of Truth, sorti en France sur nos consoles il y a tout juste un an*. Ce projet de longue haleine entre Ubisoft, Obsidian et les génialissimes créateurs de la série, Matt Stone et Trey Parker, était attendu depuis longtemps. Avant de vous parler du jeu, faisons un bref retour sur l’esprit de la série.

Étant plus jeune, on m’avait formellement interdit de regarder ce programme compte tenu de la vulgarité omniprésente au sein des dialogues. Ce n’est que bien plus tard, en pleine adolescence que j’ai découvert un peu par hasard quelques épisodes de South Park.

En quelques mois, j’avais visionné l’intégralité des saisons commercialisées à l’époque, sans retenue ni appréhension. Ce que j’en ai conclu, au delà du fait que j’avais adoré cette série, c’est que l’interdiction à laquelle j’avais été confronté était parfaitement justifiée. A mon sens, cette série ne s’adresse absolument pas à des enfants en raison de son humour majoritairement scatologique, raciste et parfois grivois. La franchise en est actuellement à sa 18ème saison, sa popularité n’est plus à démontrer.

Toutefois, ça me semblerait réducteur de s’arrêter à cette barrière de la langue, tant le message contenu dans la plume des auteurs est fort. J’apprécie South Park car l’humour et l’ironie délivrés ne s’arrêtent pas sur une communauté en particulier. Tout le monde en prend pour son grade, la liberté avec laquelle Parker et Stone communiquent en est bluffante.

Prenons l’exemple de la scientologie, très prisée aux États-Unis notamment. Elle est totalement tournée en dérision dans la série, ce qui vaudra d’ailleurs aux auteurs une perte d’un de leurs personnages phares qui n’est autre que Chef, interprété par Isaac Hayes. Étant scientologue, il n’aurait pas accepté l’irrespect en ses croyances.

Mais, je m’égare ; ce long discours n’a pas pour vocation de susciter une quelconque émotion pour ceux qui ont déjà vu la série, mais plutôt pour proposer aux sceptiques de regarder quelques épisodes pour se faire une idée de l’esprit de la chose.

Pour cela, je vous propose une petite liste d’épisodes spécialement concoctée pour vous :

  • Couillo-mentonite (S06E03)
  • Chirurgie Esthétiqque (S01E11)
  • Génial-O (S08E02)
  • Imagination Land (l’excellent épisode divisé en 3 parties de la saison 11)
  • Vous avez 0 amis (S14E04)

Vous présenter précisément la série et ses composantes prendrait beaucoup trop de temps et ne serait pas d’un grand intérêt. Passons donc maintenant au jeu, The Stick of Truth.

Premier fait intéressant, la totalité des voix des personnages sont en anglais. Si vous souhaitez conserver une part de français, il vous faudra activer les sous-titres. Rassurez-vous, les voix originales sont excellentes (tout comme les voix françaises d’ailleurs) ! Je vous conseille d’ailleurs d’y jouer sur PC, étant donné que c’est la seule plate forme qui n’a pas subi de censure.

Dès le début du jeu, vous vous retrouvez confrontés à une introduction qui vous permet de saisir l’importance du bâton de vérité (héros éponyme du jeu) afin de dominer le monde et de devenir tout-puissant. S’ensuit alors une interface afin de customiser votre personnage.

Je vois dans vos yeux la déception de ne pas pouvoir jouer les héros de la série. Ils ont pensé à tout, vous pourrez vous allier aux personnages phares de la série pour avancer dans votre quête. Mais après tout, qui incarnez-vous si vous ne contrôlez pas un personnage déjà existant ? Vous êtes en réalité un nouveau venu dans la paisible ville de South Park. Chose étrange, vous semblez atteint de mutisme, c’est alors votre sens de l’attention qui va vous sortir de bien des ennuis. Vos parents, inquiets de votre manque de communication, vont alors vous ordonner de sortir et de vous faire des amis.

C’est ainsi que l’aventure commence : ce RPG se veut assez ouvert, sans pour autant laisser une totale liberté au joueur. Vous pourrez vous promener tranquillement si vous évitez les elfes du camp ennemi et d’autres adversaires un peu plus coriaces. Toutefois, vous êtes relativement bien guidés et le scénario n’est pas nécessairement linéaire. Vous aurez l’occasion d’accomplir des quêtes annexes, afin d’améliorer votre équipement ou votre puissance. L’un des premiers choix qui s’offre à fous est la classe que vous désirez incarner. Vous sentez-vous davantage l’âme d’un guerrier, d’un mage, d’un voleur ou… d’un juif ? (Je vous avais prévenu du caractère décalé de la série !)

Pour vous déplacer, il vous faudra vous rendre à une extrémité de l’écran, car le jeu est composé d’une succession de cartes, tel un épisode interactif. Puis, pour rentrer en combat, il vous suffira de frapper vos ennemis (ou de les laisser vous frapper si vous êtes pacifistes). L’affrontement se déroule au tour par tour, où vous aurez la possibilité d’utiliser un objet offensif/défensif, d’attaquer avec votre arme de corps-à-corps/de distance, ou encore d’utiliser la magie.

La gestion du décor est très appréciable, puisque vous pourrez interagir avec la quasi-totalité des objets qui vous entourent. Vous pourrez voler le slip de Randy Marsh sous ses yeux sans aucune réaction de sa part, ou encore casser das parcmètres afin de récupérer un peu d’argent de poche devant un policier bien peu attentif.

Très vite, vous serez confrontés à une grande partie des protagonistes de la série. De nombreuses références aux épisodes sont disséminées dans le jeu, et il va sans dire que l’on ne peut toutes les relever. Pour ma part, ç’aura été un grand plaisir d’avoir pu jouer à ce chef d’œuvre bien à la hauteur de mes espérances.

Toutefois, la durée de vie du jeu est excessivement courte comme pour toutes les bonnes choses. La difficulté n’est pas non plus au rendez-vous, mais ce n’est pas de toute façon l’intérêt premier de cet opus. Comment pourrais-je mieux terminer cette chronique qu’avec une citation du petit Eric que voici :


Cet article est une republication d’un article paru dans l’édition reliée n° 11 de Mag’zine, que vous :pouvez toujours aller le lire ici.

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